Ne limitez pas vos rêves !

Il y a quelques années en arrière, j’étais étudiant dans une grande école de commerce de la place et notre but à tous était de valider notre diplôme de fin de cycle. Le cursus pour lequel j’avais opté ne me permettait pas de passer les examens pour le Brevet de Technicien Supérieur et j’avoue que ça me désolait un moment donné. Je n’étais habilité qu’à passer des examens intermédiaires jusqu’à l’obtention du diplôme d’ingénieur.

Mais un matin de Mai, je décidai de soumettre ma candidature en tant que Candidat libre et devinez quoi ? J’y suis arrivé. Comment ? Je vous le raconte….

J’ai tout d’abord pris un risque car je n’avais pas suivi les cours de la filière pour laquelle je postulais et nous étions à un (1) mois de la période des examens. Aussi mon niveau sur papier était beaucoup supérieur au diplôme que je convoitais mais en réalité je n’avais pas de diplôme attestant mon niveau actuel…Bref, un vrai casse-tête. Il me fallait y remédier.

J’ai donc pris contact avec un ami qui avait suivi les cours BTS dans un autre établissement et qui avait conservé l’ensemble de ses documents. Il me les a donc déposés à la maison et j’ai commencé à les parcourir. Je vous avoue que certaines matières étaient comme du « chinois » pour moi mais je m’étais déjà engagé dans l’aventure. La marche arrière n’était pas tolérée.

Je n’avais pas peur d’échouer car dans mon esprit, même s’il advenait que j’échoue, je me serai donné les moyens d’essayer à nouveau.

Vous savez, en période d’examen il y a toujours des groupes d’étude qui se forment dans les classes afin de gérer au mieux le stress, d’absorber aisément les cours et résoudre plus facilement les exercices ensemble. Je n’avais aucun ami de classe dans le même cas de figure que moi. Il me fallait donc me débrouiller seul.

Je me suis alors rendu dans notre établissement à la recherche d’un quelconque groupe à intégrer. Après 3 tentatives soldées par un échec (les groupes présents étaient d’une filière différente de la mienne), je suis tombé sur un groupe bondé de personnes. Dans ces cas de figures, une infime partie se donne vraiment à la tâche et un grand nombre assiste sans rien assimiler réellement. La première réaction (en sourdine) de l’une des jeunes demoiselles trouvées sur place a été « Jiii, il se prend pour qui, nous on est là depuis 3 ans en train de préparer le BTS et lui en 1 mois il veut ‘avoir’. Il se voit en génie 😊 😊 ».

Je savais ce que je voulais et je savais où je comptais aller, de ce fait les observations et avis d’autrui me passaient sur le corps. Par ailleurs, cet objectif ne m’empêchait pas d’avoir par moment peur, d’avoir des doutes, de me sentir seul face à mes ambitions « démesurées » et de subir des frustrations de la part de ce qui ne croyait pas en moi.

Pour donc me mettre à niveau le plus rapidement possible, j’avais décidé de travailler deux fois plus que les autres comme « Le Petit Chose » de Alphonse DAUDET, l’écrivain. Pour se faire, je demandais toujours à aller au tableau même quand je ne savais même pas de quoi il était question dans l’exercice. Je recopiais les réponses aux exercices, telles que je les comprenais. Une fois rentré le soir, je m’occupais des tâches de la maison et autres demandes de mon tuteur et à 19h je partais au lit. Dès 22h je me levais, prenait ma douche, mangeais et me mettait au travail. Je reprenais tous les exercices fais en journée avec le groupe d’étude, et sans regarder les corrections. Ceci me permettait de mieux assimiler les logiques des réponses et de retenir une bonne fois pour toutes les formules.

Ma routine était d’engloutir un copieux petit déjeuner le matin et ne mangeais de nouveau, qu’une fois rentré à la maison après la séance d’étude. Les sacrifices j’en ai faitmais c’était le prix à payer pour réussir ;

J’avais une méthode…c’était ma méthode ! Et ça a été ainsi jusqu’aux examens durant desquels j’étais malade. Je faisais une crise de paludisme mais je tenais à aller jusqu’au bout. Mes journées étaient difficiles mais je m’accrochais.

Les résultats ont été proclamés 3 semaines plus tard. Pendant ce temps, j’avais décidé d’aller me prélasser à Yamoussoukro chez une de mes tantines que je n’avais pas vue depuis des lustres.

Et un matin, à 8H25… mon téléphone portable posé au chevet du lit crépite et je décroche. C’était ma cousine qui, j’oubliai de le mentionner, m’avait prêté l’argent pour les frais d’inscription dudit examen. Elle également le passait en candidate libre cette même année car elle y avait échoué à maintes reprises.

  • Stéphanie : Allô
  • Moi : oui allô
  • Stéphanie : Tu fais quoi ? tu es où et puis tu parles doucement on dirait que tu dormais. Tu ne sais pas que les résultats du BTS sortent aujourd’hui. Ça ne te dit rien ?
  • Moi :  Je ne savais pas et puis de toutes les façons je ne m’occupe pas de ça. Si j’ai eu, Dieu merci. Je n’ai pas envie de charger le stress (mon cœur battait la chamade pourtant)
  • Stéphanie : Voilà ton vilain nom là ici, tu as eu (en s’exclamant de joie au bout du fil)
  • Moi : Wouoooooooooooh.

Communication terminée !

Je venais de le faire, je venais d’obtenir le Brevet de Technicien Supérieur après un mois de préparation acharnée, je venais de réaliser mon rêve….

S’en est suivi les félicitations de toutes parts. Ma tantine était fière de moi au point où elle disait à qui voulait l’entendre « mon petit là est super intelligent, il n’y a pas l’homme pour lui ». Mon tuteur resté à Abidjan vantait mes mérites auprès de ses amis. Quant à mon père, il a toujours cru en moi et ceci venait confirmer son opinion.

Ça c’était mon histoire.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’il faut toujours viser la lune pour espérer tomber sur les étoiles quand ça tourne mal. Rien ne nous coûte d’être positif et rêveur, Rien. Il faut en, plus de notre graaande imagination, décider de passer à l’action.

Il faut se donner les moyens de réussir même quand vous serez face à des objections, des refus, du mépris, d’un manque de confiance, de la réticence, le manque de moyens financiers.

Il faut se donner des objectifs et y croire. Tant que vous croyez en vous et tant que vous refusez de baisser les bras, vous y arriverez.

J’ai OSÉ REVER GRAND ! et j’ai encore d’autres rêves à réaliser….je suis en chemin.