L’échec fait des forts !

L’échec est perçu par de nombreuses personnes comme une fin, tandis que pour certains elle constitue une potentielle « trampoline » afin de mieux rebondir.

 

Mais que sait-on réellement de l’échec ? Que nous enseigne-t-il ? Comment rebondir d’un échec aussi cuisant soit-il ?

L’échec dans son sens premier, est perçu comme un état qui fait que l’objectif désiré ou prévu n’est pas atteint. Il est très souvent vu comme l’opposé de succès, mais cela peut aussi désigner un sentiment qui surgit lorsque l’on regrette quelque chose.

L’échec a poussé de nombreuses personnes à abandonner leurs rêves alors qu’ils étaient si proche du but. Je parle de cette personne qui a échoué à trois reprises à un concours, des refus répétitifs de visa dans l’espoir de gagner l’Europe ; c’est aussi l’entrepreneur obligé de mettre les clés sous le paillasson après avoir fait faillite… Des exemples nous pouvons en citer une multitude mais devons-nous réellement nous attacher aux causes de ces échecs ? Je dirai non. Je considère chaque échec comme une leçon, cette leçon qui te dit comment t’orienter si tu veux réessayer de nouveau. Les meilleurs succès sont les fruits d’échecs répétés, d’où le dicton « Pour mieux savourer le miel, il faut avoir déjà gouté au vinaigre. »

L’échec a pu offrir des opportunités à plusieurs personnes dans la mesure où ces derniers ont appris un peu plus sur eux. Ils se sont rendu compte que le domaine dans lequel ils exerçaient ne leur était pas destiné au préalable. Ils ont donc tiré des leçons et se sont orientés vers leur VRAIE passion ou tout autre métier qui les valorisait mieux. Le succès de nombreuses personnalités nait de l’expérience et du vécu parsemé d’embuches et d’obstacles.

Prenons l’exemple de Bill Gates qui a abandonné ses études à Harvard afin de fonder sa première entreprise qui a fait faillite. Au lieu d’abandonner, il a persisté et a bâti son empire grâce au succès de Microsoft. Entreprendre, expose à l’échec, mais ne pas faire ce que votre cœur vous demande de faire, vous conduira à ne pas apprécier ce que la vie offre.

La vertu de l’échec est de nous offrir un temps d’arrêt, d’examen, d’introspection, de retour sur soi ; l’échec vient nous offrir la chance d’arrêter d’avancer dans le mauvais sens. Bien sûr, il est des échecs dont nous ne nous relevons pas, des ratés auxquels nous avons le malheur de nous identifier, confondant douloureusement « avoir raté » et « être un raté ». Bien sûr, nous n’avons pas tous les mêmes ressources pour rebondir. Raison de plus pour rappeler que la réussite n’est pas le succès.

Il est en revanche des succès dangereux, trop précoces, trop enivrants : le sport de haut niveau regorge d’exemples de champions détruits par un succès prématuré.

Nous oublions si souvent que le succès a un coût, que la réussite n’est jamais une succession de succès. La réussite, sur le long terme, est toujours une succession d’échecs et de succès.

Ne laissez pas les aléas de la vie prendre le dessus sur vous. Même si vous échouez, réessayez, ainsi la réussite sera encore plus agréable à savourer.