La concurrence au travail : Saine & Malsaine

Qui n’a pas déjà eu cette peste au travail qui passe son temps à colporter des rumeurs ?

Qui n’a jamais eu ce collègue qui reste jusqu’à 23 heures pour montrer qu’il est trop un bon employé et que les autres sont moins bons parce qu’ils rentrent à 18 heures ?

Et même ce supérieur qui se croit en compétition avec vous, comme si vous étiez venu voler sa place ?

Moi j’ai vécu tout ça. Et Beaucoup auraient levé la main s’ils pouvaient pour montrer qu’eux aussi, je le sens. Alors, je vais vous aider à les identifier et à gérer vos relations avec ce type de personnes.

  • La « Kpakpato« 

Celle-là, on ne sait pas vraiment son utilité dans l’entreprise, mais elle sait tout sur tout le monde. Sa bouche est dans tous les palabres, son nom est cité partout dès qu’il y a une embrouille, elle a l’air de prendre sacrément plaisir à mélanger tout le monde et à les emprisonner dans ses filets.

Attention à ceux qui sont trop sympathiques et qui dès le premier jour veulent forcer le contact avec vous en vous parlant des autres. Généralement, ce sont de grands complexés qui reportent leur aigreur et leur jalousie sur le monde entier, parce qu’ils ne s’acceptent pas. Si vous rencontrez une personne de ce type, éloignez-vous le plus vite possible. Ne l’invitez pas chez vous, ne faites pas de copinage, ne déjeunez pas avec elle… en fait, évitez-la comme la peste. Soyez poli, et dès qu’elle déborde sur un sujet personnel ramenez le sujet sur le terrain professionnel. Progressivement, elle va vous détester, mais elle va arrêter.

  • Le trop gros bosseur

Hummm… Bon ! On ne peut pas empêcher quelqu’un de travailler. Mais l’impression que certains donnent d’être surmenés peut épuiser les autres membres de l’équipe. Il y a deux cas :

Celui qui est VRAIMENT surmené parce qu’il ne délègue pas, ne demande pas d’aide et veut montrer qu’il peut TOUT faire. Le syndrome du superhéros. Lui il peut même venir vous demander de laisser il va finir pour vous ce que vous n’avez pas envie de faire. C’est parce que dans son enfance, il a pu se sentir inutile, ou on le lui a beaucoup dit. Il veut alors se rattraper dans tous les domaines de sa vie, notamment au travail, où pour lui la masse de travail est équivalente à sa valeur ; lui il faut seulement parler avec lui et lui proposer de l’aider à se décharger. S’il a confiance, il le fera progressivement.

Celui qui fait SEMBLANT d’être occupé, le faux overbooké, qui dès qu’on doit lui confier de nouvelles tâches fait semblant d’être débordé pour ne pas avoir à travailler. Celui-là, si vous êtes son collègue n’hésitez pas à faire semblant aussi de parler fort quand vous êtes à côté de lui et que le patron passe : « Ah mon type tu es efficace hein ! donc le travail de la semaine tu as déjà évacué ça ? vraiment bravo ! » il n’y a pas meilleur moyen pour le gêner et lui donner le travail qu’il évite de faire.

  • Le supérieur qui vous en veut pour tout…

Comme si vous étiez ennemis. Comme si votre venue sonnait le glas de son départ. Comme si c’était un remplacement basket. Pour ce cas là, quoi que vous fassiez pour bien vous faire voir, je peux vous garantir que ce sera inutile.

Comble de malheur pour vous, si le concerné est votre N+1 direct. Il va vous rabaisser, vous engueuler, vous mettre plus bas que terre, vous ridiculiser devant votre équipe des fois.

J’ai vécu cette situation. J’ai souffert pendant des mois. Mais mon caractère bien trempé n’a pas mis long feu à sortir. J’ai mis le feu à une ou deux réunions, et dès que je suis revenue de mon congé maternité, j’ai déposé ma démission. Il était hors de question que je me laisse marcher sur les pieds au prétexte qu’il n’y a pas de travail dans le secteur.

Votre respect de vous-même est très important. Il ne faut jamais vous laisser marcher dessus. D’abord ce n’est pas légal de lever le ton sur son collaborateur, et puis si vous faites bien votre travail, que personne ne vous fasse penser le contraire ; couvrez-vous au maximum en envoyant le maximum de mails pour avoir des traces, en mettant le maximum de témoins en copie. Parfois, au jeu de la mauvaise foi, soyez le meilleur. Peut être que le monsieur veut une guerre ouverte ; ne lui en donnez jamais l’opportunité. Soyez poli, correct, droit dans vos bottes et gardez un œil ouvert…

Et vous, quel type de collaborateurs rencontrez-vous dans votre milieu ?

Par Lala Meïta KONE