Le regard des autres sur ma vie..

Tu es maigre, on te critique
Tu es gros(se), on te critique
Tu es timide, on te critique
Tu es extraverti(e), on te critique
Tu es heureux(se), on te critique
Tu es triste, on te critique encore pour aggraver la situation
Tu es marié(e), on te critique
Tu es célibataire, on te critique au pluriel
Tu seras toujours critiqué(e), que tu le veuilles ou non.
Penses-y!

Le regard des autres sur notre vie ou encore comment accueillir les critiques d’autrui ?

Toute personne a envie un jour ou l’autre de sentir que l’on porte un regard sur elle. L’on adhère à ce regard lorsqu’il il est neutre, partial, non accusateur ou admirateur.
Dès lors qu’il frise la critique, le mal être ou le malaise s’installe car il peut être difficile à assumer et peut même effrayer la personne exposée au dit regard.

En effet le regard des autres a un impact important sur la manière dont nous nous percevons.

Il influe sur notre jugement et est capable de le fausser si nous lui accordons trop d’importance. Bien que notre société nous incite en permanence à ne pas nous en soucier, oublier le regard des autres semble plus facile à dire qu’à faire !
Il serait bien illusoire de croire que nous pouvons nous détacher totalement de ce que les autres pensent de nous. Nous vivons perpétuellement sous le regard des autres. Nous ne pouvons pas empêcher les gens de penser ce qu’ils pensent en général et ce qu’ils pensent de nous en particulier.
Et puis de toutes façons nous ne pouvons pas plaire à tout le monde. Ne dit-on pas que plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui? Lol. Nous non plus d’ailleurs, ne portons pas tout le monde dans notre cœur.

Mais pourquoi est-il si pesant?

Le regard des autres peut entraîner un sentiment d’insécurité, d’incapacité ou d’inaptitude qui peut dégénérer dans certains cas en « phobie sociale », la peur de voir du monde et qu’on nous juge sur notre apparence, que l’on se moque de nous, etc…. Nous fuyons dès lors nos amis, connaissances, autrui et mettons une croix sur notre vie sociale.
Ce regard nous pèse au quotidien, nous empêche d’être pleinement nous-mêmes, d’oser quoi que ce soit et donc de trouver notre place au sein de la société.
Notre confiance en soi prend un gros coup. Dans ce cas de figure, l’individu qui le subit paie cash dans tous les aspects de sa vie car la société actuelle met de plus en plus en avant la notion de performance et de compétitivité.
Il n’est donc pas permis d’avoir une perception négative de soi ou de craindre de ne pas être à la hauteur.

La petite histoire

Je me nomme MPG et je pesais 82Kg il y a 10 ans!
D’années en années, je me suis vue maigrir pour bien des raisons: sportives, régimes alimentaires dû à des soucis de santé, stress au boulot… et op je fais à ce jour du S.
Eh oui! Du XXL, je suis passée au S voir Xs.
Quel commentaire n’ai-je pas reçu en pleine figure?
« Tu es malade? Tu as fais quoi pour maigrir autant? Donnes-nous ton secret…Tu es sûre que tu n’es pas malade? »
Bref, tout y est passé.
Je ne supportais plus qu’on aie le regard de tristesse à mon égard, l’étonnement ou cette grande curiosité qui était gênante.
Résultat: J’ai fui tout monde et je suis devenue casanière.
Plus de vie sociale, plus de visites. Je préférais – et je préfère toujours – ne traîner qu’avec un cercle restreint de personnes qui ne me jugent point, même si je ne sais pas ce qui peut bouillir d’inquiétude en eux.
Deux choses m’ont aidée et continuent de m’aider à avancer et oser un tant soit peu dans mon quotidien:
Ma sœur qui me disait toujours « eh! Si on te demande, dis que tu fais un régime et que tu aimes cette forme. ON S’EN FOUT D’EUX »
Et la Prière: Seigneur aide-moi à tenir le coup et remplis-moi de ta joie de vivre

Comment lutter contre ce grand « diable »?

Pour se débarrasser de cette peur, il faut que la personne qui la subit puisse faire un grand effort sur elle et décider de ce que doit être sa vie.
Prendre sa vie, son destin en main et pour y arriver, il nous faudra
Intégrer que le regard des autres ne définit pas qui on est. Se le répéter constamment et être fier de ce que nous sommes uniques et qu’il y ait des personnes qui voudraient être NOUS.

Notre credo devrait désormais être «Le chien aboie, la caravane passe».
Il faut arriver à laisser passer les émotions créées par ces jugements. L’émotion passe! Acceptons la comme étant passagère et ne nous y accrochons pas car une fois accumulée, elle crée d’autres choses sans importance (rancœur, la colère, la tristesse…) qui finissent par prendre trop de place.

Arrêter de porter également des jugements sur l’autre, cultiver la tolérance et avoir le réflexe de se mettre à la place de l’autre.
Tout est question d’effet miroir. Si je pense que tout le monde se critique, j’y participe et je redoute la réciproque.
Si, au contraire, je cherche à comprendre l’autre avant de le juger, je me rends compte qu’il existe des personnes qui sont dans cette dynamique positive. L’on ne connaît jamais vraiment une personne avant d’avoir essayé de comprendre son histoire et les causes qui la poussent à être et agir de telle ou telle façon.

Apprenons à gérer nos propres problèmes,à ne pas constamment tenir compte de l’opinion négative des autres et nous vivrons heureux!

Le regard des autres n’est guère le reflet de mon image propre.